À propos de l'auteur : Emilie MARQUOIS

Emilie MARQUOIS Co-fondatrice de Café Way Of Life. Emilie est dans l’action. Organisée, méthodique, elle enchaîne les petites comme les grandes réalisations, avec un pragmatisme implacable. Son café, elle l’aime chaud, sans artifices et surtout avec un temps de préparation optimisé.

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Le slow coffee et Tyba : une invitation à prendre le temps

Photo avec 3 cafetières Tyba Coffee : la bleue, la verte et la terracota

Nous pensons souvent que notre rapport au temps se joue dans les grandes décisions : changer de travail, partir vivre ailleurs, ralentir nos projets. Mais en réalité, il se révèle surtout dans les gestes ordinaires, ceux que nous répétons chaque jour sans y penser. Et parmi eux, il y a le café.

Le café est l’un des rares moments universels de pause dans nos journées modernes. Un instant parfois furtif, souvent automatique. À force de le vouloir rapide, efficace, immédiat, nous (et je m’inclue dans le lot aussi) l’avons transformé en simple fonction : un coup de boost, un réflexe, une dose de caféine pour tenir le rythme. Boire un café est devenu une action intégrée à une suite de tâches, sans véritable présence : capsule enfoncée machinalement dans la machine en répondant à un email, gobelet à emporter coincé entre deux réunions ou sur le chemin du bureau…

Mais que se passerait-il si nous décidions de choisir cet instant plutôt que de le subir ? C’est exactement ce que propose le slow coffee.

1. Slow coffee et Slow living

Un mouvement né en réaction à l’accélération du monde

Le slow coffee ne naît pas dans le vide. Il s’inscrit dans un mouvement culturel plus large qu’on appelle le Slow Living.

Tout commence en 1986 en Italie, quand un journaliste nommé Carlo Petrini s’insurge contre l’ouverture d’un fast food au cœur de la Rome historique. Il fonde le mouvement Slow Food, qui défend une alimentation locale, de qualité, préparée et consommée avec attention. L’idée est simple mais radicale : prendre le temps de bien manger n’est pas un luxe, c’est une nécessité.

Ce mouvement a rapidement inspiré d’autres domaines : le Slow Travel (voyager moins mais mieux), la Slow Fashion (vêtements durables plutôt que mode jetable), et bien sûr, le Slow Coffee.

Le slow living, c’est quoi concrètement ?

Le slow living est un mode de vie qui prône le ralentissement, la pleine conscience et la reconnexion à l’essentiel. Concrètement, cela signifie : accorder de l’importance aux petits moments du quotidien sans précipitation, être présent à ce que l’on fait, privilégier la qualité à la quantité, se reconnecter à soi et aux autres, et respecter l’environnement en adoptant des habitudes plus écologiques.

Mais attention : le slow living ne consiste pas à vivre au ralenti en permanence ! Vous imaginez ? Ca serait épuisant ! (en tous cas pour moi). Il s’agit de reprendre le pouvoir sur son temps, de décider délibérément où et quand nous voulons être pleinement présents.

Le café, révélateur de notre rapport au temps

Le café, par sa place centrale dans nos routines quotidiennes, devient un révélateur parfait de cette philosophie : est-il un moment subi ou un moment choisi ? Boire un café rapidement, debout, sans y prêter attention, raconte un rapport au temps fragmenté, pressé, orienté vers l’après.

À l’inverse, prendre le temps de préparer un slow coffee (on parle de méthode d’extraction douce qui laisse l’eau traverser le café naturellement), écouter l’eau frémir, sentir les arômes se libérer, observer l’infusion lente, goûter le café… raconte une autre posture.

Une histoire qui remonte plus loin qu’on ne le croit

Paradoxalement, le slow coffee n’est pas quelque chose de nouveau. C’est un retour aux méthodes qu’on pourrait dire traditionnelles, qui existaient avant l’arrivée des machines espresso, des capsules, des boutons ou de la bien connue Chemex… « Autrefois », on préparait le café lentement avec la cafetière à piston (ou French Press) ou la cafetière filtre (en tissu) manuel. Ces gestes n’avaient pas de nom particulier ; c’était simplement « faire du café ».

Le terme « slow coffee » émerge dans les années 2000, porté par la troisième vague du café (un mouvement qui considère le café comme un produit artisanal noble, au même titre que le vin) et par une quête de sens face au stress et à la surconsommation. Ce qui est nouveau, ce n’est pas la lenteur du geste : c’est l’intention consciente derrière lui.

2. Slow coffee : entre modernité et tradition

Un slow coffee souvent… solitaire

Quand on observe le slow coffee tel qu’il est représenté aujourd’hui, notamment sur Instagram et TikTok, des traits récurrents apparaissent : une personne seule, un plan serré sur les mains, une préparation très précise, peu ou voire pas du tout d’interaction humaine. Le slow coffee moderne est souvent présenté comme un moment d’introspection, un temps pour soi, une parenthèse individuelle dans une journée chargée.

Plusieurs raisons expliquent cette orientation. Le slow coffee est né dans des contextes urbains, en lien avec le bien-être personnel et le besoin de ralentir, de se recentrer sur ses sensations et sur le moment que l’on vit. Son esthétique minimaliste, très visuelle, se prête naturellement aux contenus photographiques où l’individu est au centre, pas le groupe.

Photo d'un homme versant de l'eau chaude dans un dripper blanc contenant du café moulu

Mais historiquement, le slow coffee était collectif

Avant d’être un contenu social media, le slow coffee était un temps social, un moment de partage, un rituel collectif. Dans de nombreuses cultures (Amérique centrale, Afrique, Moyen-Orient), le café se préparait lentement, pour plusieurs personnes, autour d’une table. La lenteur servait la relation.

On peut donc distinguer deux visions du slow coffee, sans qu’aucune ne soit « meilleure » que l’autre. Le slow coffee moderne : lent, esthétique, souvent solitaire, centré sur soi. Le slow coffee d’inspiration traditionnelle : lent, simple, collectif, centré sur le partage. Deux rapports différents au temps, deux façons légitimes de ralentir.

Aujourd’hui, le slow coffee est souvent vécu comme un moment pour soi. Mais il peut aussi redevenir ce qu’il a longtemps été : un rituel lent à partager.

3. La TYBA : un slow coffee vivant, chaud et convivial

Le slow coffee existe déjà et il s’est codifié. Lignes épurées, esthétique minimaliste, froide et très japonisée ou snadinave, plans de travail immaculés… C’est beau mais ralentir ne devrait pas forcément ressemble à cela.

La cafetière TYBA propose une autre lecture : celle d’un slow coffee vivant et chaleureux. Inspirée de  la traditionnelle cafetière costaricienne (la vandola), elle vient d’Amérique latine. Là où les cafetières modernes misent sur la transparence du verre, les lignes épurées, les angles droits… la TYBA se distingue par sa céramique, ses courbes organiques, ses couleurs (le bleu, le vert, le terracotta). Elle ne cherche pas à disparaître dans un décor épuré ou à finir dans un placard. Elle existe, s’impose et je dirais même qu’elle raconte quelque chose.

Derrière elle, il y a une philosophie : le Pura Vida. Au Costa Rica, cette expression signifie littéralement « la vie pure » : être présent à soi-même, aux autres, à l’instant qu’on vit.

Pendant plus d’un an, ses créateurs ont collaboré avec des artisans potiers costariciens pour adapter la vandola aux habitudes européennes, sans jamais trahir son ADN : faire du café un moment signifiant, sensoriel et non une course. Chaque geste transforme la tasse en rituel.

La TYBA a été créée pour lees dimanches après-midi en famille, les soirées entre amis où le café prolonge les conversations, les moments improvisés où quelqu’un passe et où l’on décide ensemble de prendre le temps ; c’est exactement pour cela qu’elle a été pensée. Produite localement en Europe, c’est aussi une pièce qui traverse les années, loin du gadget qu’on remplace à la prochaine tendance.

Une permission de ralentir (différemment)

Que vous soyez amateur de capsules le matin, fidèle à votre vieille cafetière filtre, passionné de V60 avec balance de précision, ou tout simplement curieux de café sans vous y connaître vraiment, cet article de blog n’est pas là pour vous dire que vous faites mal les choses. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de boire son café.

La TYBA n’est pas là pour remplacer votre expresso du matin, ni concurrencer les accessoires de ceux qui pratiquent déjà le slow coffee. Elle propose simplement autre chose : un moment différent, une intention différente, une esthétique différente. Pas meilleure. Juste autre.

Pour ceux qui n’ont jamais essayé le slow coffee, c’est une porte d’entrée accessible et chaleureuse (oui, vous n’avez pas besoin d’être un spécialiste du café pour utiliser cette cafetière). Pour ceux qui sont déjà équipés, c’est une invitation à ralentir autrement, avec plus de convivialité et de couleur, loin des lignes épurées qui dominent le marché.

Ce qui compte, c’est l’intention derrière le geste. Choisir, parfois, de s’arrêter vraiment.

La TYBA sort des standards. Elle est hors des codes habituels du slow coffee. Et c’est précisément ce qu’elle revendique.

Elle est actuellement (et jusqu’au 11 mars) en prévente sur Café Way Of Life ! Cliquez pour découvrir la cafetière TYBA.

À propos de l'auteur : Emilie MARQUOIS

Emilie MARQUOIS Co-fondatrice de Café Way Of Life. Emilie est dans l’action. Organisée, méthodique, elle enchaîne les petites comme les grandes réalisations, avec un pragmatisme implacable. Son café, elle l’aime chaud, sans artifices et surtout avec un temps de préparation optimisé.

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